Un jour, Crado a voulu partager son amour avec les huskys du voisin. Ils n’ont pas très bien réagi, et Crado a été salement amoché. J’ai entendu ses cris depuis mon appartement, et j’ai essayé de courir à son secours. Mais le temps que j’arrive jusqu’à lui, il était clair que la triste vie de Crado approchait de son dénouement.

Il était étendu dans une mare humide, ses pattes de derrière et le bas de son dos grossièrement tordus hors de leur position normale, et une déchirure béante lacérait la bande de poils blanc qui descendait le long de son pelage. Tandis que je le prenais dans mes bras pour le ramener à la maison, j’entendais sa respiration sifflante et suffocante, et je le sentais qui luttait. Je me suis dit que je devais lui faire terriblement mal.

Et puis, j’ai senti une sensation de succion familière sur mon lobe. Crado, malgré une telle douleur, soufrant et manifestement à l’article de la mort, essayait de me mâchouiller l’oreille. Je l’ai serré plus fort contre moi, et il a posé sa tête dans le creux de ma main. Puis, il a tourné vers moi son unique œil doré et j’ai entendu le son distinctif d’un ronronnement. Même dans cette douleur absolue, ce sale chat couvert de cicatrices ne demandait qu’un peu d’affection, peut-être qu’un peu de compassion.

À ce moment, je me suis dit que Crado était la créature la plus belle, la plus aimante que j’avais jamais vue. À aucun moment il n’a essayé de me mordre ou de me griffer, ni de s’échapper ou de se débattre de quelque manière que ce soit. Crado m’a simplement regardé, me faisant totalement confiance pour alléger ses souffrances.